Le système d’ajustement en avant et en arrière des sièges

Bonjour,

J’ai terminé les sièges en reproduisant les systèmes de glissières qui permettent d’ajuster le siège en avant et en arrière selon la taille du pilote.

J’ai utilisé du profilé en U de 2 mm en laiton commandé dans une boutique de modélisme ferroviaire.
Un des profilé est collé à la colle epoxy sur le dessous du siège et un autre sur le coffre. L’ajustement est à faire avec précaution.

Sur les photos ci-dessous, les sièges sont positionnés avancés et reculés. La fixation en position est faite avec un scratch collé en place au milieu du coffre support et du dessous du siège.

Les sièges avant

J’ai continué à reproduire les sièges à l’échelle pour habiller ma cabine.
Reproduire les sièges avant, semble plus complexe que le siège arrière. Heureusement dans les ressources documentaires fournies par le GPPA, j’ai ci-dessous les photos et schéma du grandeur.

original seat documents of the Potez 58

J’ai reproduit à l’échelle l’ensemble des assises, des dossiers et des armatures.

Drawing of the seats to scale

Pour faire l’armature du siège du dossier, j’ai utilisé du tube alu de 3 mm. C’est facile à plier et mettre en forme. Toutefois, sur un tube creux, le pliage laisse des marques et des enfoncements dans le tube. Certains recommandent d’utiliser du sable fin pour remplir le tube et plier ensuite. Personnellement, j’ai rempli les tubes avec de l’eau après les avoir bouchés avec du film plastique. Puis on les place au congélateur. Après 2 heures, j’ai pu les plier avec une pince plate. Il faut aller vite car ça décongèle vite et laisser les suiants au congélateur.

Par la suite, j’ai découpé dans du contre-plaqué 15/10 un cadre su lequel sera collée l’armature et l’assise du siège.

Les assises sont faites comme le siège arrière. De la mousse est découpé à la bonne taille. J’ai ensuite préparé des patrons de découpes et couper le velours. Les coupons sont cousus sur l’envers et ensuite retournés comme pour les coussins réels.

Par la suite, j’ai collé les assises en place sur le cadre en contreplaqué

J’ai ensuite confectionner les dossiers de la même façon que pour les assises. La mousse est moins épaisse et ne doit pas remplir la totalité de la housse. En effet, il faudra relier la housse aux armatures du siège. Ce qui était fait par des cordages sur l’avion grandeur. Pour reproduire ce cordage, j’ai utilisé du fil de couture plié en 4 brins que je suis venu coudre sur l’armature.

Le siège avait un dispositif de réglage avant-arrière et reposait sur un coffre. J’ai reproduit ce coffre en CTP 10/10. J’ai donc découpé le dessus et les côtés du coffre.

Part of the box on which the seat will be placed

L’assemblage est fait à l’envers avec le dessus posé sur une plaque métallique et maintenu avec des équerres aimantés.

J’ai ajouté les parties latérales en utilisant des équerres métalliques pour bien les caler à 90°. Le collage est fait avec de la colle Cyanoacrylate. Par la suite, j’ai découpé des morceaux de baguettes balsa 5 x 5 pour renforcer les angles.

Les coffres supports du sièges sont peints en gris foncé pour imiter une armature métallique et les sièges sont posés dessus. Il me reste à faire le système d’ajustement avec de petits profilés et les ceintures de sécurité

Potez 58 : Les sièges

Après une longue période d’arrêt due au COVID-19 et à la période de confinement, je’ai recommencé à travailler les détails de la cabine de pilotage de mon Potez 58. J’ai la chance d’avoir les documents originaux des sièges. Merci à Air passion (GPPA) d’Angers et à son vice président Alban Dury.

La cabine est équipée de 3 sièges. Deux sièges à l’avant et un siège passager à l’arrière. J’ai commencé par les assises et le choix de la mousse s’est posé très rapidement. J’ai testé la mousse tendre, dure et même le styrodur.

Pour le revêtement, j’ai tout d’abord essayé avec du skai.

Le résultat n’est vraiment pas terrible, d’une part parce que le skaï est trop épais pour l’échelle et d’autre part parce que moi et la couture, ça fait 2…. Bref, je colle et j’essaie de plier … Mais ce n’est pas top. Heureusement, Madame passe par là examine mon travail et me donne quelques notions de coutures. Puis elle me trouve un morceau de velours fin et lisse et m’indique comment faire les patrons. Bref il faut reproduire les techniques de couture comme elles auraient pu être faites à l’époque sur les coussins.

Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessus, il y avait de nombreux patrons et s’en est suivi de longues soirées de couture sur l’envers pour retourner la pièce et reproduire la couture sur le haut comme sur le vrai.

Jamais une pièce ne m’aura autant fait souffrir. Ci-dessous les coussins d’assise. Ils ne sont pas aussi top que ce que j’aurai souhaiter, mais je ne vois pas comment je pourrai mieux faire.

Par la suite, j’ai commencé un coffre qui viendra dessous le siège passager arrière. Il est fait avec un CTP 15/10 et j’utilise un plan de travail métallique et des aimants comme équerre.

Puis j’ai mis le socle, le siège, l’accoudoir et le dossier dans l’avion. Tout est posé sans collage et ajustement pour voir ce que ça donne.

Il reste beaucoup de travail sur les sièges avant bien plus compliqués avec le système de glissière et de reproduction du système pour rabattre le dossier.

Le magnéto « contact »

Et oui, le magnéto qui permet le contact lors de la mise en route du moteur sur les avions grandeur n’est pas encore reproduit sur la planche de bord. Il se situe à l’extrême gauche; le numéro 1 sur la photo ci-dessous et vous pouvez voir qu’il est manquant sur ma reproduction.

Voici une photo agrandie de l’instrument de l’époque.

Il devra faire 6 mmm de diamètre. Pour commencer, j’ai coupé un tube alu en 6 mm d’épaisseur que j’ai rempli de balsa collé dans le tube et une rondelle de 7 mm pour faire la base du contact

Le tout est poncé et présenté sur le tableau à l’échelle. De même le contact magnéto est imprimé à la bonne échelle.

Reste à coller la rondelle, le tube rempli de blasa et l’image du contact par dessus.

La poignée du contacteur est faite dans un morceau d’ABS de 5 mm de long qui est peint en couleur argent avent d’être collé.Les rivets sont faits à la colle blanche et j’ai utilisé un jonc de carbone trempé dans la peinture pour les peindre avec le plus de précision possible

Comment j’ai reproduit les rivets sur la planche de bord

La planche de bord n’est pas encore terminée. Il manque plein de détails et notamment les rivets de fixation des instruments et ceux permettant de fixer la planche sur le chassis dans le cockpit.

J’ai donc commencé à poser les rivets avec une gouute de colle blanche diluée légèrement dans l’eau. Voici le résultat ci-dessous aussitôt le pose de la colle et une fois sèche

Il s’agit désormais de les peindre en couleur métallique pour ressembler aux vrais. Pour ce faire, j’ai pris de la peinture métallique en bombe que j’ai mis dans un récipient en verre. Un autre est rempli de white spirit pour corriger les erreurs et nettoyer; Les rivets sont peints avec un jonc fin de carbone de 0.8 mm juste trempé dans la peinture et déposé sur les rivets sans trembler. En cas d’erreur ou de mauvais dépôt, j’ai utilisé une fine pince au bout d’un chiffon trempé dans du white spirit et j’ai pu nettoyer.

Ci-après la planche de bord mise à côté de l’image du grandeur. Il reste bien entendu des instruments à faire, le magnéto à gauche et celui de droite que je ne connais pas. Si vous savez ce que c’est, dites moi, ça me sera super utile.

Tableau de bord suite

J’ai achevé ma planche de tableau de bord. J’ai commencé par imprimer les instruments pour les coller sur la planche en forme.

Une fois les instruments sur papier à la bonne taille, j’ai découpé 2 planches en ctp 4/10. l’emplacement des instruments est découpé dans les 2 planches de bord. Les instruments seront collés sous la première planche. Sous la seconde sera collé le rhodoid pour reproduire les vitres. Cette dernière sera collée sur la précdente qui aura reçu les instruments. Le fait d’utiliser 2 planches de bord permet ainsi de reproduire le relief sous la vitre.

La planche qui recevra la vitre sera celle visible et est donc teintée en couleur chène.

J’ai ensuite découpé les cadres de vitre dans des tubes alu de différents diamètres.

Les cadres alu sont collés à la cyano. Le rhodoid est découpé et est collé sur la face inférieur de la planche avant. Le rhodoid est fixé avec des pinces le temps du séchage.

La partie arrière est alors collée sous la face avant. J’ai ensuite imprimé sur papier photo les instruments.

Les instruments sont ensuite collés sous la planche arrière

La planche est ensuite vernie avec le vernis à ongle incolore de Madame

Les instruments de la planche de bord

J’ai utilisé les photos de l’époque pour modéliser les emplacements de la planche de bord.

Par la suite, mon ami Alban Dury du GPPA d’Angers m’a beaucoup aidé en identifiant les instruments. Voici son verdict.

1 : Contact magnétos gradué en 0, 1, 2 1+2 signifiant Coupé, contact sur magnéto 1, contact sur magnéto 2, contact sur les 2 magnétos

2 : compte-tours moteur.

3 : Anémomètre basse vitesse (gradué en km/h et dit anémomètre d’atterrissage). Vraisemblablement de la marque Badin ou Aéra.

4 : Anémomètre grande vitesse (gradué en km/h et dit anémomètre de croisière). Vraisemblablement de la marque Badin ou Aéra.

5 : Altimètre (gradué en hectomètres)

.6 : température d’huile.

7 : Pression d’huile

Par ailleurs, Alban avait certain de ces instruments au musée donc il m’en a fait des photos que je pourrai utiliser pour les insérer dans le tableau de bord.

Un peu de travail sur photoshop et hop une partie des instruments est positionné sur la planche de board.

N’hésitez pas à me dire si je me suis trompé ou si l’instrument n’est pas ad hoc….

Le tableau de bord

Commençons l’équipement de la cabine de pilotage par la structure du tableau de bord. Je m’inspire des 2 rares photos de celui-ci. J’utilise du calque pour tracer la forme du tableau avant que je découpe dans du balsa de 2 mm.

Une fois la forme déterminée et découpée, j’ai rajouté des baguettes de bois dur et un fond qui seront collés sur la paroi de devant de la cabine. Bien sûr, bien prendre les cottes et ajuster pour le positionner correctement.

Collage sur le devant de la cabine à la colle chaude

Mise en place des premiers détails. Le dessus qui sera verni pour reproduire l’aspect bois de l’original

La boîte à gant à droite de la planche de bord

La partie gauche de la planche de bord avec un dispositif inconnu par moi, mais que j’ai reproduit

L’ensemble prend forme.

La cabine suite

Les différents éléments des flancs ont été découpés et ajustés pour être posés dans le fuselage. Avant de les poser, il faut les peindre en rouge comme le fuselage. J’opère toujours de la même façon, à savoir une couche d’enduit cellulosique, une couche de fibre de verre 25g/m² avant un enduit garnissant de carrosserie et la peinture

Les différents éléments sont alors mis en place et collés à la colle chaude

Ne pas oublier de pousser les vitrages avant de collet les flancs. J’ai utiliser du rhodoïd pour les vitres.

Les parois de la cabine sont en place

Le cockpit

Toute maquette doit avoir son poste de pilotage et sa cabine de pilotage reproduit. Le problème avec le Potez 58, c’est que l’avion grandeur n’existe plus et que la documentation est rare. Toutefois, grace au musée de l’air et de l’espace de Paris et de nos amis du GPPA d’Angers, j’ai quand même pu avoir quelques documents.

Ci-dessous, l’aspect de l’intérieur de la maquette en construction avant tout travaux sur la cabine.

La première étape a consisté à découper dans du balsa 2 mm (0.08 In) les parois de la cabine passager et pilote.

Après beaucoup d’ajustements, les flancs de la partie arrière sont installés dans le fuselage.

Par la suite, toujours dans du balsa 2 mm (0.08 In), j’ai ajouté un plancher avec une découpe sur l’emplacement des servos.

Puis j’ai découpé dans de la mousse quelques gabarits représentant les sièges pour les positionner et vérifier leur emplacement et leur taille.

ça prend forme…..